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Le Amma traditionnel :
Il était une fois ….. Tout commence il y a environ 1300 ans, lorsque les arts traditionnels chinois de guérison, basés sur les approches énergétiques, parviennent au Japon. Parmi eux figure la technique du massage, dont les idéogrammes An et Mo signifiant « calmer par le toucher » sont prononcés « amma » ou « anma » par les japonais. Ce massage devient la forme de massage la plus populaire du pays. Des écoles spécialisés dans cet art sont fondées donnant naissance à une profession réglementée au 18ème siècle et réservée presque exclusivement aux aveugles. Ce phénomène dure jusqu’à la seconde guerre mondiale, date à laquelle le général MacArthur se méprenant sur les gestes des praticiens en Amma utilisant également les moxas et l’acupuncture, interdit toute médecine orientale sur les territoires japonais occupés, ce qui provoque le chômage de ces praticiens aveugles.
Le Amma représente longtemps le massage traditionnel japonais. Au début du 20ème siècle on dénombre plus de 10000 praticiens en Amma. Ils demeurent les seuls à être diplômés par l’Etat. Parallèlement d’autres praticiens non reconnus mais contrôlés par les autorités, et venus d’approches corporelles différentes, exercent une catégorie de massage dénommée shiatsu (qui signifie « pression des doigts »).
Au lendemain du second conflit mondial, Tokujiro Namikoshi associant quelques unes des techniques du Amma à une approche occidentale, permet au shiatsu d’être reconnu officiellement en 1955 et de devenir en 1964 une entité indépendante du Amma. Rapidement le shiatsu, grâce à une démarche commerciale efficace notamment à l’étranger , devient l’approche traditionnelle japonaise au détriment du Amma demeuré dans l’ombre.
Cependant David Palmer (formé par Takoshi Nakamura) se voit confier par son maître la mission de diriger The Amma Institute of Traditional Japanese Massage, première école américaine exclusivement réservée à l’enseignement du Amma. En 1987 il introduit le massage au Québec. Son élève Michel Van Wayenberge devenu instructeur en 1991 (après 4 années d’études et de nombreuses spécialisations au Japon) poursuit aujourd’hui la diffusion du Amma à Québec et en Europe.
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Maintenant c’est quoi… c’est comment … le Amma :
Reposant sur les principes de la médecine chinoise, l’art du Amma s’appuie sur la circulation d’énergie au travers les méridiens. Egalement intitulée « acupuncture sans aiguille » , le Amma emploie différentes techniques manuelles visant à stimuler les systèmes nerveux et circulatoires afin d’améliorer le flux et la répartition de l’énergie dans le corps.A cet effet, le praticien effectue des pressions avec les pouces, les mains, les avant-bras auxquelles viennent s’ajouter des percussions, des étirements, des balayages énergétiques ou bien encore des bercements du corps. Durant le massage, le corps reçoit plus de 3000 stimulations. Le Amma parcourt l’ensemble des méridiens sur plus de 140 points spécifiques afin d’obtenir un état de profond relâchement et de bien-être. Le Amma s’effectue sans huile et peut être donné à travers un drap ou les vêtements, sur une table de massage, conservant ainsi cette profonde expression de respect des arts de vivre asiatiques.
L’art du Amma nécessite une séquence gestuelle très précise , dénommée « kata ». Il s’agit d’une « chorégraphie » harmonieuse et complexe durant laquelle le praticien se positionne avec précision, à la recherche du placement le plus juste. Dans une respectueuse attitude d’écoute et d’observation des indications du receveur, il ajuste son art. Il joue sa partition du toucher, des gestes maintes fois répétés, accordant ses mains, le mouvement et le rythme du kata comme instruments de musique.
Ainsi le praticien raffine son « boshi junenho », ce mouvement propre au Amma, qui assure entre autre un bercement du corps durant tout le massage. Il tente de donner un espace de vie nécessaire au client par des étirements musculaires et des compressions de la cage thoracique. Il ajoute une note auditive et vibratoire à sa partition par six percussions différentes. Le massage Amma agit en profondeur. Tout en stimulant les systèmes nerveux et circulatoires il permet un meilleur équilibre énergétique dans le corps. Agissant sur le stress et les tensions physiques et/ou émotionnelles, il contribue au développent de chacun par une nouvelle perception du corps, parfois oubliée…Le Amma possède de nombreuses spécificités qui font de lui un massage riche, souple et énergisant. Il s’adapte à une grande variété d’individus telles que les sportifs, les personnes tendues ou fatiguées.. Néanmoins de par ses effets stimulants, il demeure déconseillé aux personnes atteintes de maladies osseuses ou aux femmes enceintes.
Il existe trois variantes du kata. Le Amma dans sa forme traditionnelle dure une heure. La séance s’étend à 1h15 – 1h30 lorsque le praticien y ajoute des techniques spéciales afin de répondre à des besoins spécifiques du client. Enfin, le spa kata tel qu’il est accompli au Japon après un bain aux vertus bienfaisantes, est accompli en 30 minutes.
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